Votre guide de sacs à main et maroquinerie de luxe

Le sac à main est l’accessoire fétiche des femmes. Véritable talisman de mode, il fait rêver les femmes et devient l’objet de toutes les convoitises... Lire la suite -->

Longchamp, Sac pliage, Sac à malices !

A bientôt soixante ans, la société Longchamp n’a pas pris une ride. Souvent imité mais jamais égalé, le Pliage, modèle phare de la marque, continue sa progression. Le maroquinier français a réussi à démocratiser ses produits de luxe.

DE LA PIPE AU SAC À MAIN

Rien ne prédisposait Longchamp à devenir une des sociétés de maroquinerie les plus renommées au monde. L’histoire remonte à la fin des années 1930. La famille Cassegrain dirige, à cette époque, le Sultan, un bureau de tabac situé sur le boulevard Poissonnière, endroit populaire de la capitale. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1948, Jean Cassegrain a l’idée, en observant le marché de la maroquinerie aux Etats-Unis et au Japon, de gainer les pipes de cuir, dans un souci d’esthétisme. Le succès naissant, Jean décide de créer sa société, baptisée Longchamp, afin de commercialiser et d’exporter ses inventions. Deux ans plus tard, il étend ce procédé à un ensemble d’articles pour fumeurs – cendriers, pots à tabac ou encore étuis à cigarettes – avant de se spécialiser dans la petite maroquinerie, en 1955. C’est le point de départ d’un succès fulgurant.

LE PREMIER «XTRA BAG»

La saga Longchamp est avant tout une histoire familiale. Après Jean, c’est Philippe, son fils, qui reprend les rênes de la société. Ce dernier a l’idée d’utiliser le nylon des tapis de sol de l’armée pour la confection de bagages. Dans les années 1960 et 1970, Longchamp multiplie les créations, dessine les premiers sacs à main pour femmes et lance la ligne de sacs en agneau. En inventant le premier modèle «Xtra bag» (un «sac supplémentaire»), la marque voit naître le concept du Pliage. Le sac de voyage en toile peut désormais se plier. Plus petit, il est, par conséquent, plus facile à transporter.

Autre vedette estampillée de la griffe cavalière: le célèbre Veau foulonné, un sac à la fois souple et doux pour une ligne sobre et épurée. La mère de Philippe Cassegrain a même l’idée d’ouvrir, à la surprise générale, la première boutique de bagages duty-free, dans le hall de l’aéroport d’Orly. Un moyen intelligent de faire connaître leurs produits.

PLIER ET DÉPLIER,
LA RECETTE DU SUCCÈS

Après s’être diversifiée dans la confection de gants, de foulards, de cravates en soie et de bijoux, la marque de maroquinerie de luxe imagine une nouvelle collection de sacs. L’hiver 1993 sera marquant pour Longchamp, qui, avec la ligne Le Pliage, entre définitivement dans la cour des grands. Grâce à la créativité de la styliste Isabelle Guyon, Philippe Cassegrain réussit à démocratiser ses produits, tout en conservant son image de luxe. La gamme propose aux femmes des sacs en toile capables de se plier en quatre, de toutes les tailles et de différents coloris. Une poignée en cuir en guise d’ornement, et le tour est joué.

Sac pliage Longchamp

Plus de dix millions de sacs Pliage ont été vendus depuis sa création, représentant près de 20 % du chiffre d’affaires du groupe. Avec un prix de vente plus abordable – entre 70 et 150 euros – le sac en toile a révolutionné la maroquinerie de luxe. Un succès sans précédent, qui continue à faire les beaux jours de la famille Cassegrain. 1993 se révèle être pour la marque une année bénéfique, puisque le lancement de la collection Roseau devient rapidement un des modèles phares de Longchamp.

SEGRÉ, LE SECRET
SIGNÉ LONGCHAMP

La fabrication artisanale d’un sac Longchamp nécessite au minimum cinquante opérations. Près de soixante-quinze pour un simple portefeuille. Pour répondre à une demande toujours plus importante, l’aïeul Jean Cassegrain a l’idée d’ouvrir une première usine, en 1957, dans la commune de Segré, dans le Maine-et-Loire, région historique du travail du cuir. Les modélistes, coupeurs, pareurs, piqueurs et autres assembleurs qui travaillent à Paris, rue Saint Fiacre, et en province, sont alors tous regroupés dans un unique lieu. Un gain de productivité important. La société a depuis développé sa gamme de produits. Une nouvelle usine de fabrication, de plus de 15000m2 a été construite, en 1996, pour répondre à une demande croissante, tout en respectant la qualité des produits et le savoir-faire.

CASSEGRAIN,
UN NOM QUI VAUT DE L’OR

Avec six sites de fabrication, quelque 2000 points de vente dans le monde, et plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2006, les Cassegrain savourent leur réussite familiale. Michèle, la mère, continue de diriger les magasins Longchamp, y compris la célèbre boutique située au numéro 404 de la rue Saint-Honoré, dans le 1er arrondissement de Paris. Inauguré en 1999, cet espace de 250 m2 expose l’ensemble des modèles. La troisième génération a également une part active dans l’entreprise. Sophie, petite-fille du fondateur, s’occupe du design. Quant à Olivier, le dernier frère, il gère le développement des boutiques outre-Atlantique. Reste à connaître le nom du successeur de Philippe Cassegrain, actuel président-directeur général de la société de maroquinerie.


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